Les dispositifs en réalité virtuelles (VR Tilt Brush) de Pauline Dufour, recomposent des paysages ; le corps de l’artiste adhère à des mises en mouvements d’un tableau virtuel. Le jeu chorégraphique conjugue une recomposition d’un territoire à imaginer et la perte d’une figurabilité connue de ce territoire. Par le processus de repeinte d’un paysage oublié, une mémoire semble pouvoir se redessiner. L’artiste en recherche les ondes, les racines, les énergies. Est-ce une redécouverte remémorée d’une histoire du paysage ou bien le traçage réinventé d’un territoire oublié ? Chez Pauline Dufour, le simulacre et la simulation façonnent un « supra-environnement » émergeant dans la faille d’une conjonction étrange entre mémoire et oubli. Le dédoublement digital du monde, comme l’expression d’un nouveau rapport à l’environnement immédiat, a lieu comme fragmentation du temps, parasitage du présent, en ré-interrogeant la notion historique de paysage.
"Déjà vu" Plateforme Paris, 2021, texte de Ludovic Bernhardt
METAMORPHOSIS, un texte d'Eva Prouteau , juin 2020
Revue POINT CONTEMPORAIN FOCUS Pauline Dufour
juin/aout 2018
« Notre corps n’est pas seulement un espace expressif parmi tous les autres..., il est l’origine de tous les autres, le mouvement même d’expression, ce qui projette au-dehors les significations en leur donnant un lieu, ce qui fait qu’elles se mettent à exister comme des choses, sous nos mains, sous nos yeux. » Maurice Merleau-Ponty, in Phénoménologie de la Perception (1945). Dans des performances proches de la danse, Pauline Dufour déploie son corps dans un espace virtuel pour y recréer un lien avec la nature fait d’émerveillement, de sensualité et d’osmose. Tenant les commandes de la VR Tilt Brush, l’artiste nous accompagne dans une exploration des potentialités d’une réalité virtuelle dont le territoire est tout autant réel que fanstasmatique. En performant ses productions elle leur donne corps, ouvre un autre possible comme un interstice dont jamais elle ne nous rend captifs, parvenant à fasciner le spectateur par cet acte mimétique du peintre en train de se mouvoir. La lenteur et la douceur ainsi que l’amplitude des mouvements qu’elle effectue à la VR Tilt Brush
rappellent les pratiques qui connectent aux forces naturelles. Cette danse est celle d’une renaissance, loin d’un paysage anthropocène sans racines dans lequel l’homme a perdu l’unité avec les éléments qui le façonnent et les forces qui le traversent. Elle nous montre au contraire un être qui se révèle dans un jardin primordial, infini, se dessinant au fur et à mesure de son avancée. Se retrouve dans son geste de peinture numérique cette relation entre terre et ciel, nous ancrant au sol pendant qu’elle tend vers l’espace . (...)
Valerie Toubas, Daniel Guionnet-extrait de parution dans le POINT CONTEMPORAIN n 9 juin/juillet/aout 2018
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« Le dialogue avec la nature reste pour l'artiste condition sine qua non. L'artiste est homme; il est lui-même nature, morceau de nature dans l'aire de la nature...» Paul Klee
L’artiste interroge les espaces naturels et questionne les idées reçues qui régissent notre acte de voir en utilisant encre, crayon et papier comme support graphique.
Le vocabulaire de formes, volumes, valeurs tonales, vides et lignes que l’artiste crée est d’une forte puissance visuelle et traduit ses émotions et ses objectifs.
Pauline Dufour ne prétend pas imiter la nature mais vise à reconnecter l’œil à l’intime et au méditatif : l’absence, la disparition, l’illusion, le précipice et le vide, la mémoire. Deux éléments prennent principalement la scène dans ses compositions à l’apparence statique et subtilement contrôlées: la lumière et la structure.
Dans la règle classique, la lumière est une entité extérieure, ici la lumière est un produit de la technique artistique; elle s'affirme dans l’articulation entre densité et rareté des traits.
Et puis il y a la structure, qui implique textures, espaces et perspectives.
Ces visions de paysages engagent le jeu actif du subconscient et déclenchent la mémoire verrouillée.
Structure et lumière sont ici liées dans une harmonie de lignes qui hypnotise l’observateur dans un dialogue silencieux.
Maria Giovanna Gilotta / Galerie Exit/ Carré sur scène
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rappellent les pratiques qui connectent aux forces naturelles. Cette danse est celle d’une renaissance, loin d’un paysage anthropocène sans racines dans lequel l’homme a perdu l’unité avec les éléments qui le façonnent et les forces qui le traversent. Elle nous montre au contraire un être qui se révèle dans un jardin primordial, infini, se dessinant au fur et à mesure de son avancée. Se retrouve dans son geste de peinture numérique cette relation entre terre et ciel, nous ancrant au sol pendant qu’elle tend vers l’espace . (...)
Valerie Toubas, Daniel Guionnet-extrait de parution dans le POINT CONTEMPORAIN n 9 juin/juillet/aout 2018
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« Le dialogue avec la nature reste pour l'artiste condition sine qua non. L'artiste est homme; il est lui-même nature, morceau de nature dans l'aire de la nature...» Paul Klee
L’artiste interroge les espaces naturels et questionne les idées reçues qui régissent notre acte de voir en utilisant encre, crayon et papier comme support graphique.
Le vocabulaire de formes, volumes, valeurs tonales, vides et lignes que l’artiste crée est d’une forte puissance visuelle et traduit ses émotions et ses objectifs.
Pauline Dufour ne prétend pas imiter la nature mais vise à reconnecter l’œil à l’intime et au méditatif : l’absence, la disparition, l’illusion, le précipice et le vide, la mémoire. Deux éléments prennent principalement la scène dans ses compositions à l’apparence statique et subtilement contrôlées: la lumière et la structure.
Dans la règle classique, la lumière est une entité extérieure, ici la lumière est un produit de la technique artistique; elle s'affirme dans l’articulation entre densité et rareté des traits.
Et puis il y a la structure, qui implique textures, espaces et perspectives.
Ces visions de paysages engagent le jeu actif du subconscient et déclenchent la mémoire verrouillée.
Structure et lumière sont ici liées dans une harmonie de lignes qui hypnotise l’observateur dans un dialogue silencieux.
Maria Giovanna Gilotta / Galerie Exit/ Carré sur scène
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